Juilette

Derrière Diners en Ville se cache Juliette, alias la reine de l’organisation !

Elle puise de son éducation la rigueur et l’ordre, mais aussi le goût des réceptions festives et joyeuses. Personnalité atypique, son parcours professionnel lui ressemble. Tour à tour, elle apprend la joaillerie, la gemmologie et l’horlogerie. Elle travaille dans la filière immobilière de Sothebys, devient directrice d'une Galerie d’Art, puis assistante personnelle entre la Suisse et Monaco. Dans chacun de ces domaines, elle crée des événements, parfois même, juste parce qu’elle aime ça.
Autant de bagages et d’évidences qui la poussent enfin à se lancer et créer sa propre agence événementielle : Diners en Ville. Aujourd’hui, forte de cette expérience, elle retient vos envies, s’empare de votre univers et vous conseille des projets sur mesure, à l’écoute de vos rêves. Entre perfectionnisme et excellence, elle distille sur chacun de ses projets, structure, énergie, le tout sans jamais oublier un grain de folie.

Niveau d’études ?

J’ai eu mon bac à 17 ans et je suis dans la vie active depuis 15 ans. Entre temps j’ai suivi un Deug LEA, une Prepa Sciences Po, une Prépa Art plastiques, ça fait quoi ? Bac + 2 ? Jamais été bonne en Maths, c’était quoi la question ? ;-)

Maths ou philo ?

Démonstration faite ci-dessus :)

Premier job/salaire ?

En 1998, j’ai 17 ans, je viens d’avoir mon bac L (CQFD), Michel Lebb, grand passionné de Jazz, a l’honneur de devenir le directeur du Nice Jazz Festival. De mon côté, la musique et moi c’est une grande histoire, il fallait que je trouve un job d’été « Parce que bon, le Bac c’est bien ma fille, mais c’est normal de l’avoir, ce n’est que le début de l’aventure. Maintenant il faut travailler et faire des études » Ça tombe assez mal, je pensais que le Bac en poche, j’étais enfin tranquille… Et comme il n’était pas question de contredire la Reine Mère, direction Office du Tourisme, postulation, entretien, photo plain-pied et me voila hôtesse pendant le festival. Je me souviens de ces troupes de musiciens de jazz noirs américains. On passait de plages publiques en plages privées sur toute la Baie des Anges, en marchant sur les galets, le soleil cognait, ils buvaient du rhum, et plus le rhum coulait, mieux ils jouaient, c’était dingue ! Ma première paie ? Attention les yeux, ça pique : 3000 Francs :) Je m’en souviens encore, j’étais fière.

Meilleur souvenir professionnel ?

Le premier mariage que j’ai organisé, j’avais 27 ans. Une sacrée aventure… Ils étaient parisiens, 300 invités triés sur le volet. Union et réception prévue le samedi 14 juillet sur une île dans un lieu paradisiaque qui ne proposait aucune solution de repli en cas de météo chagrine. Ils refusaient tous les plans B proposés. Avec le recul, je crois qu’ils voulaient conjurer le sort… A 3 jours du mariage, Météo France annonce des pluies diluviennes sur tout le Sud Est, ils m’appellent catastrophés

« Juliette, c’est quoi le Plan B ? »… … … Silence… … …

3 jours pour réorganiser un mariage un 14 juillet, je te laisse imaginer l’atmosphère... J’ai été élevée dans la culture Disney, les Happy End ne sont pas une option, ils sont obligatoires. J’ai tout donné, la pression a été à son paroxysme, à 19h le Jour J, les invités sont tous au sec pendant que dehors le ciel tombe, le cocktail est servi, l’ambiance monte, je veille au grain, quand les mariés me prennent en aparté, m’embrassent, me serrent chaleureusement, me supplient de prendre part à la fête…

Oui je crois bien que c’est mon plus joli souvenir, les 1ères fois restent toujours gravées dans nos mémoires, non ? ;-)

Ta source d’inspiration ?

Elle ne le sait pas, ma mère. Un sacré bout de femme…

L’événement que tu rêverais d’organiser ?

Le concert des Pink Floyd dans l’amphithéâtre de Pompéi. Je sais, c’est compromis. Sinon, le mariage de ma copine Géraldine, ça c’est possible. Quoique, je vais peut-être miser sur Pink Floyd finalement. (Rires)

Plus sérieusement, j'adorerais organiser un diner de Gala de Bienfaisance dans une maison aux Hamptons.

Ça vient de quoi « Diners en Ville » ?

Pas plus haute que 3 pommes, mon arrière grand-mère organisait des Diners en Ville toutes les semaines chez elle, avec ses amis de son club de bridge dont elle était présidente. Ça fumait des cigarettes Merit et Peter Stuyvesant (tu te souviens de ces marques de tabac ?)  et ça buvait du bon vin sorti tout droit de la cave. Ça faisait cuire le faisan fraichement chassé dans les fourneaux de la cuisine et ça sentait bon le plaisir, l’épicure, le partage et l’amitié. Moi j’étais sous la table, j’écoutais tout, je n’en perdais pas une miette et je finissais toutes les assiettes…les verres aussi…

Juilette

Et justement, la femme dans tout ça ?

Entrepreneur à double casquette (organisation d'événements et consulting administratif pour entreprises) Juliette se définit aussi sous de multiples facettes. Tantôt rêveuse, souvent rock’n roll, elle a un peu de Brigitte Bardot en elle, se laisse tenter par « un dernier » carré de chocolat et ne peut pas résister à un verre de bourgogne blanc (c’est impossible, vraiment). Oui, Juliette est une épicurienne.

Lieu de naissance ?

Toulouse, la ville rose, que je porte dans mon cœur. Elle est mon enfance, ma madeleine de Proust.

Lieu de résidence ?

La vie m’a fait atterrir à Nice j’avais 4 ans. J’ai beaucoup voyagé depuis, j’ai même souvent déménagé, jusqu’à m’installer à l’étranger parfois, mais je suis toujours revenue à la source de mon équilibre. Et même si j’envisage prochainement de m’installer en dehors de Nice (je ne suis foncièrement pas une citadine), je reste très attachée à ma ville.

Profession des parents ?

Ma mère était mannequin chez Catherine Harlé quand mon père l’a connue. Lui était architecte. Et puis je suis née. Un duo 100% arty qui me profilait un parcours sous le signe de l’esthétisme.

Principal talent ?

Parait que c’est l’organisation. Certainement pas la diplomatie…

Talent caché ?

Mes Ti Punch :)

Ton icône d’indépendance/Héroïne dans la vie ?

La question étant au féminin, Simone Veil serait la réponse juste. Il y a bien eu Cléopâtre aussi… Si la question était au masculin, ce serait Ghandi.

Un surnom ?

Comtesse, Duchesse, Baronne, je n'ai jamais compris pourquoi ;) Surtout que quand j’étais petite, je finissais toutes les assiettes et tous les verres des Diners en Ville que ma famille organisait, ils ont fini par m’appeler "la poubelle". Va comprendre...

Une odeur qui rend accroc ?

Son odeur

Une drogue légale ?

Corton Renarde, 1 999, Vosne Romanée, Madame Leroy.

Un look seconde peau ?

YSL disait « une femme heureuse c’est une femme en jupe noire, avec un pull-over noir, des bas noirs, un bijou fantaisie et un homme qui l’aime à ses côtés » pour ma part c'est un pantalon de cuir noir, un col roulé noir, des bottes cavalières noires, une compression autour du cou, et l’homme qui m’aime à mes côtés.

Une couleur de rouge à lèvres ?

Rouge, la base.

Un objet précieux ?

Une graine exotique que mon père portait autour du cou, aucune autre valeur que sa valeur sentimentale

Un titre qui donne des ailes ?

Je ne peux pas choisir ! Il y en a tellement… Une vocalise de Sumi Jo, "Great gig in the sky" des Pink Floyd, "Through her eyes" Dream Theater, "Heart Baby" Devin Townsend, tout le répertoire d'Ennio Morricone & tant d'autres…

Fond d’écran de portable ?

… C’est là où je te montre le lapin ?

Un sport qui fatigue bien ?

Le kite surf ; « what did you expect ? » ;-)                        Surtout que je n’en ai jamais fait… du Kite Surf.

Hobby honteux ?

Chanter à tue tête sous la douche (je chante comme une casserole).

Mer ou montagne ?

La montagne… A la vie à la mort :) Heureusement que je vis au bord de mer, pour moi choisir c’est renoncer.

Un truc fou que tu aies fait par amour ?

Partir

Le lieu où tu te sens le plus libre ?

Dans un petit coin de paradis, sur une île, dont je tairais le nom. Confidentiel oblige :)